Kimi Antonelli s’impose à Austin devant Leclerc et Verstappen et se rapproche du titre
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Kimi Antonelli s’impose à Austin devant Leclerc et Verstappen et se rapproche du titre

Kimi Antonelli frappe fort à Austin ! Le pilote Mercedes remporte le Grand Prix des États-Unis devant Charles Leclerc et Max Verstappen. Grâce à une course parfaitement maîtrisée et une stratégie payante, il décroche sa neuvième victoire de la saison et se rapproche un peu plus du titre mondial.

Kimi Antonelli a encore frappé. Au terme d’un Grand Prix des États-Unis disputé ce dimanche 25 octobre à Austin, le pilote Mercedes a décroché sa neuvième victoire de la saison. Charles Leclerc a terminé deuxième, devant Max Verstappen, mais c’est bien le jeune Italien qui a marqué les esprits. Solide du premier au dernier tour, il a parfaitement géré sa course et fait un pas de plus vers le titre mondial.


Il n’a pas eu besoin d’attendre les derniers tours pour prendre les choses en main. Dès le départ, Antonelli a imposé son rythme et conservé la tête de la course.


La course était lancée, et Antonelli avait déjà un petit avantage : il pouvait regarder devant lui plutôt que dans ses rétroviseurs.


La suite s’est jouée en grande partie dans la gestion des pneus. Là où Ferrari et McLaren ont choisi de s’arrêter deux fois, Mercedes a tenté un pari différent avec un seul arrêt. Une stratégie qui pouvait coûter cher si les gommes perdaient trop vite en performance. Mais Antonelli a su les préserver, sans ralentir suffisamment pour laisser ses adversaires revenir.


Son premier relais en pneus médiums a été particulièrement important. En restant en piste plus longtemps que plusieurs de ses rivaux, il a permis à Mercedes de prendre l’avantage sur le plan stratégique. Une fois chaussé de pneus durs, il n’avait plus qu’à contrôler la course. Et il l’a fait sans commettre de véritable erreur.


À l’arrivée, Leclerc a franchi la ligne avec 13,078 secondes de retard. Un écart qui résume assez bien la prestation du pilote Mercedes.


Leclerc se bat jusqu’au bout, Verstappen doit se contenter du podium


Si Antonelli a vécu une course relativement tranquille une fois installé en tête, la bataille derrière lui a été beaucoup plus animée.


Charles Leclerc a dû attendre les derniers tours pour assurer sa deuxième place. Le pilote Ferrari a d’abord vu Max Verstappen prendre l’avantage, avant de revenir dans la lutte. Lando Norris, lui aussi candidat au podium, a longtemps résisté, mais ses pneus ont fini par lui compliquer la tâche.


Verstappen l’a dépassé au 47e tour. Leclerc a ensuite profité de la baisse de rythme de Norris pour passer devant la McLaren, avant de s’attaquer à la Red Bull. Le Monégasque a fini par trouver l’ouverture et s’est emparé de la deuxième place.


Pour Ferrari, c’est une belle récompense. Lewis Hamilton a terminé quatrième, offrant à l’écurie deux voitures dans le top 4. Le résultat aurait difficilement pu être meilleur pour une équipe qui avait déjà montré un bon rythme durant les essais.


Verstappen, lui, a dû se contenter de la troisième marche du podium. Sa Red Bull n’était visiblement pas aussi facile à conduire qu’il l’aurait souhaité. Le Néerlandais s’est plaint du comportement de sa monoplace et a dû composer avec plusieurs problèmes pendant la course.


Il n’a pourtant pas abandonné la bataille. Après un départ compliqué, il est revenu dans le jeu et a même semblé en mesure de terminer deuxième. Mais Leclerc a eu le dernier mot.


Ce troisième rang lui permet tout de même de poursuivre une série impressionnante de six podiums consécutifs. Reste que, face à un Antonelli aussi régulier, il faudra probablement davantage qu’une troisième place pour inverser la tendance.


Norris craque, Russell passe à côté de sa course


Chez McLaren, le bilan est plus frustrant. Lando Norris avait de quoi espérer un podium, mais sa course a pris une mauvaise tournure dans les derniers tours. Ses pneus usés l’ont empêché de tenir le rythme de Verstappen et de Leclerc. Il a également dû laisser passer Hamilton et termine finalement cinquième.


Oscar Piastri n’a pas réussi à faire beaucoup mieux. L’Australien a terminé septième, derrière Isack Hadjar, sixième avec la deuxième Red Bull.


La journée a également été compliquée pour George Russell. Le Britannique a écopé d’une pénalité de cinq secondes après un incident avec Piastri, les commissaires estimant qu’il avait quitté la piste tout en conservant un avantage. Une sanction qui a pesé sur sa course et l’a finalement relégué à la huitième place.


Liam Lawson et Pierre Gasly ont récupéré les deux dernières places dans les points.


Pour Russell, c’est forcément une déception. Pour Antonelli, en revanche, le résultat est idéal : son coéquipier n’a pas réussi à jouer les premiers rôles et l’Italien a pu se concentrer sur sa propre course sans avoir à gérer une lutte interne pour la victoire.


Un dimanche à oublier pour Haas et plusieurs autres équipes


Derrière les dix premiers, les difficultés se sont accumulées.


Haas n’a pas réussi à profiter de sa course à domicile. Esteban Ocon a terminé 14e, tandis qu’Ollie Bearman a abandonné après un week-end compliqué, marqué notamment par une pénalité de dix secondes.


Audi repart également sans point. Nico Hülkenberg a terminé 11e, juste devant Arvid Lindblad et Gabriel Bortoleto. Ce dernier avait déjà été lourdement pénalisé sur la grille en raison de changements de composants de son groupe propulseur.


Chez Aston Martin, Lance Stroll a pris la 15e place devant Fernando Alonso. Williams n’a pas non plus réussi à sortir de cette course avec des points : Alex Albon et Carlos Sainz ont terminé derrière les deux Aston Martin, tandis que Sergio Pérez a fermé le classement.


Trois pilotes n’ont pas vu l’arrivée : Franco Colapinto, Bearman et Valtteri Bottas. L’abandon de ce dernier a provoqué une voiture de sécurité virtuelle à quelques tours de la fin. Pour Antonelli, l’intervention est arrivée au moment où son avance était déjà suffisamment importante pour lui permettre de gérer la situation sans trop de pression.


Un titre mondial de plus en plus proche


Au-delà de cette victoire, c’est surtout la manière qui retient l’attention. Antonelli n’a pas seulement été rapide à Austin. Il a aussi su prendre les bonnes décisions, préserver ses pneus et garder son calme lorsque la stratégie est devenue déterminante.


C’est souvent ce qui fait la différence à ce stade d’une saison. On peut avoir la meilleure voiture ou réaliser un excellent tour en qualifications, mais encore faut-il réussir à tout mettre bout à bout le dimanche. Antonelli y est parvenu, et Mercedes aussi.


Après la course, l’Italien a tenu à souligner le travail de son équipe, notamment les efforts réalisés sur le nouveau package technique et le choix d’une stratégie à un seul arrêt.


« C’est le résultat qu’il nous fallait », a-t-il expliqué, en saluant une exécution presque parfaite de la part de Mercedes.


Le titre mondial n’est pas encore officiellement acquis, mais cette neuvième victoire renforce sérieusement sa position. Et si Antonelli continue sur cette lancée, ses rivaux risquent de manquer de temps pour le rattraper.


La prochaine étape arrive très vite. La Formule 1 prendra la direction du Mexique du 30 octobre au 1er novembre, sur l’Autódromo Hermanos Rodríguez. À présent l'italien n'a besoin que de 2 points pour être sacré.


Verstappen voudra y retrouver une Red Bull plus compétitive, Ferrari cherchera à confirmer ses progrès et McLaren devra régler ses problèmes de pneus.


Antonelli, lui, arrivera avec un avantage important : la confiance. À Austin, il a fait ce qu’on attend d’un prétendant au titre, sans en faire trop et sans se laisser distraire par la bataille derrière lui.


Il reste encore du chemin avant de pouvoir célébrer. Mais après une telle course, difficile de ne pas voir en lui le grand favori pour la suite du championnat.